Citoyen-témoin

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Inspirés? Respirez!! (24/04/13)

    Bonjour à toutes et à tous!!

 

     Autant vous le dire tout de suite, ces mots ont été un peu compliqué à écrire. La preuve, plus d'un mois sans rien...

     Ha.... l'angoisse de la page blanche. Qui ne l'a pas connu? Se retrouver devant une feuille ou un écran d'ordinateur, habité d'une impérieuse nécessité d'écrire. "Il le faut", "je le veux"... Mais rien ne vient. Rien. Quoique si... quelques idées, des pensées qui se baladent. Mises en ordre, elles formeraient certainement un ensemble cohérent et homogène. Mais à quoi bon? Et d'abord de quelle nécessité d'écrire suis-je en train de parler? Du fait que je tiens un blog, je me devrais de l'alimenter régulièrement? Non, je ne me dois rien de ce genre-là. Ni aux autres d'ailleurs. Alors quoi? Une impérieuse nécessité d'écrire, vitale à mon bien-être? Certainement. Mais quand bien même, ne parlons pas de nécessité et laissons tomber les "il faut" et les "je veux". Car je le sais, l'écriture ne se commande pas. Elle intervient, du moins chez moi, à la croisée d'une inspiration, d'un temps propice et disponible, et d'un état de forme. D'un coup, Vlan!, je sens que c'est le moment. Mais entre-temps, que se passe-t-il? Pas grand chose, rien en apparence. Ce temps où je n'écris pas, ce temps de jachère finalement, est bien plus facile à décrire en après-coup qu'à vivre en l'instant présent. Car oui, depuis mon dernier article, je me suis impatienté. Inquiété même. Soucieux de ne pas comprendre, de ne pas écrire alors que l'envie était là. Je parle de cette envie intellectualisée qui pousse et qui tiraille, tandis que l'élan incarné et sensible n'y était pas. Irrésistiblement, plusieurs fois, je me suis trouvé face à cette page blanche.

 

     Et puis... Ha, enfin! Je l'ai trouvé! L'inspiration. Ou plutôt, elle est venue à moi. Oui, c'est elle qui m'a trouvé. Quoi qu'il en soit, je sens à nouveau ma créativité qui s'exprime. Et c'est très agréable. Car elle vient mettre en exergue mon sentiment d'existence. Je suis inspiré, et alors je respire. Pleinement.

 

     Mon sujet du jour? La folie. La question est si vaste qu'il serait bien présomptueux de vouloir en faire le tour avec un seul article. Un florilège d'ouvrages en parle déjà, et ce n'est de toute façon pas mon souhait pour le moment. À la place, je voudrais vous faire part d'une citation de François Tosquelles, que j'apprécie tout particulièrement. Elle dit que "sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c'est l'homme même qui disparaît". Penchons-nous quelques instants sur ces mots afin de mieux les comprendre et d'en dégager le sens.

     La folie est un sujet de société dont la simple évocation renvoie chez beaucoup à de nombreux fantasmes, idées reçues et croyances diverses. Ce qu'il est pourtant essentiel de savoir, c'est que la folie n'est pas une case ou une étiquette que l'on pourrait nettement distinguer de la normalité. Entre les deux, c'est tout un continuum que l'on doit prendre en compte. À chacun son échelle, nous sommes tous un peu fous. Ne sommes-nous pas tous, un jour ou l'autre, guidés par un petit grain de folie? Une attitude ou un comportement inattendu qui nous sort de l'ordinaire. La passion amoureuse n'est-elle pas elle-même folie? Être fou d'elle, de lui... La folie est inhérente à l'homme et à l'humanité. Nous devons l'accueillir et l'apprivoiser. Chez soi et chez les autres. La soigner aussi, lorsqu'elle devient source de souffrances. En outre, je crois que la folie, toutes proportions gardées, nous est d'une grande utilité dans la vie de tous les jours. Car si je l'oppose, d'une certaine manière, à la normalité d'une existence bien rangée, la folie devient finalement cette porte de sortie menant à l'inattendu et aux choses les plus extraordinaires. Prendre une décision sur un coup de tête, sans rationaliser les tenants et les aboutissants. Certes, cela comporte des risques: ceux de de tromper, de foncer droit dans un mur, d'y perdre quelques plumes. Mais c'est un risque à courir qui peut parfois s'avérer payant. Suivre son instinct, son intuition et, spontanément, se lancer en-le-monde. (Les amateurs de phénoménologie auront sûrement apprécié!). François Tosquelles dit, à très bon escient, que la dimension humaine de la folie doit être rappelé à tous. Je me demande cependant s'il entendait par là uniquement le fait que "nos fous" doivent être considérés comme faisant partie intégrante de notre société, avec toute la part d'humanité que cela implique chez chacun. Bien que cela ne puisse subir, selon moi, d'aucun avis contraire, je souhaite prolonger cette pensée jusqu'à dire qu'un zeste de folie nous est indispensable. En effet, je la conçois comme cette petite épice dont on assaisonne un plat et qui en relève le goût, mais dont l'abus peut fortement gâcher la ripaille. Parsemez donc votre vie d'un zeste de folie et d'un peu d'excentricité, la saveur de votre existence s'en trouvera certainement plus... délectable!

     Ma part de folie? C'est celle que j'écoute lorsque je me surprend à rêver de choses extraordinaires, lorsque je ne suis pas raisonnable, à l'occasion, lorsque je tente un bluff improbable au poker, lorsque je pars faire du stop en Gaspésie sans points de chute, lorsque je vais à la rencontre d'une nana que je n'osais pas aborder, lorsque j'écris...

     Inspiration et folie. Certainement de très bons amis !!

 

 

     À bientôt j'espère!!

 

ps: encore et toujours -> la section forum "Vous êtes citoyen-témoin", ouverte à tous et à chacun!

 



23/04/2013
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